A propos du livre de Dominique Aubier
Don Quichotte prophète d'Israël
Par Lewin Vital
Don Quichotte ou le bréviaire de la clandestinité
Il
faut beaucoup de courage pour oser renouveler de fond en comble
l'interprétation classique d'un chef-d'œuvre universel comme le Quichotte
de Cervantès. L'entreprise semblait si audacieuse et risquée que
personne n'avait encore songé à la tenter. Sans doute également parce
que l'on ne renouvelle pas la signification d'une œuvre sans rompre avec
certains préjugés sans se libérer d'une certaine vénération
conventionnelle qui dresse inconsciemment des barrières à
l'investigation critique, en limite la portée ou la profondeur.
Peur
de l'échec, restriction mentale, crainte du sacrilège, ont trop souvent
paralysé la critique littéraire. Malgré les brillantes intuitions et
commentaires d'Unamuno, d'Ortega y Gasset et de Madariaga, le sens de
cette curieuse aventure picaresque, dans l'ordre de la pensée
philosophique, restait obscur, étrange.
Salvador
de Madariaga a essayé, à plusieurs reprises, de poser et de résoudre
cette question fondamentale. Le titre de son essai, Guide du Lecteur du Quijote, suggère l'existence dans la pensée de Cervantès d'une idée directrice. Malheureusement, le sous-titre essai psychologique ramène inévitablement son investigation dans des limites étroites. La signification de l'ouvrage cervantin demeure voilée.
«
Le Moyen-Âge, écrit-il, ignorait toute distinction entre l'esthétique,
l'éthique et la philosophie… Il est difficile de se résigner à croire
que l'impulsion première de cette splendide création fut une simple
impulsion de critique éthique, peu importante d'ailleurs. Il est plus
qu'évident que Don Quichotte fut créé par l'inspiration. »
Et
d'ajouter : « Vue de près, l'attitude de Cervantès nous apparaît comme
un système complexe de motifs dont le moins important est celui qui
figure ostensiblement dans l'intention expresse : la guerre aux livres
de chevalerie. Ce motif n'est qu'un prétexte. Son œuvre est pleine
d'observations, d'indications et d'explications. »
Là
s'arrête la perspicacité de Madariaga, comme si le poids des
conventions littéraires ou l'auréole de prestige de l'œuvre
interposaient un voile entre l'écriture et son sens, entre l'apparence
et la réalité. Comme ses prédécesseurs et successeurs espagnols, ce
grand penseur se fourvoya dans les sentiers de la critique psychologique
et esthétique.
Sous
la plume d'Unamuno, le Quichotte trouve une autre dimension, celle de
l'épopée chrétienne, l'aventure du Christ espagnol. Du chef-d'œuvre
psychologique on passe au traité de théologie. Unamuno n'hésite pas à
mettre en parallèle la théologie chrétienne et la « théologie
quichottesque », l'œuvre de Cervantès et l'Epitre aux Galates. Puisqu'on
ne saurait concevoir au XVIè siècle un chevalier sans couleur ni idéal,
sans un message à livrer, pourquoi limiter l'enquête à l'environnement
spirituel chrétien et ne pas situer l'œuvre dans la société espagnole de
l'époque, si largement ouverte à d'autres modes de pensée et à d'autres
traditions religieuses que la catholique ?
Intriguée
par certaines parentés de forme et de fonds entre l'aventure
spirituelle de l'hidalgo et les modes de la pensée juive, Dominique
Aubier a consacré une dizaine d'années à l'étude du Quichotte. Elle
livre aujourd'hui les premiers résultats de cette prodigieuse enquête
parue sous le titre Don Quichotte prophète d'Israël.
L'intitulé téméraire et provocateur de cet essai dépasse sans doute
quelque peu les limites que l'auteure assigne à ses premières
conclusions. Il ne s'agit pas d'une judaïsation arbitraire du Quichotte,
mais d'une parenté bien étrange entre l'hidalgo et Israël. Pour
certains, c'est déjà trop pour qu'on ne fasse autour de ce livre la
grimace ou le silence.
Pourtant, l'auteure ne nous prend pas au dépourvu. Déjà, il y a deux ans, elle offrait une explication de l'hispanidad
en deux volets : le mythe du taureau et l'influence de la culture
sémitique dans la sensibilité et l'intelligence espagnole (voir Deux secret pour Une Espagne).
On
s'attendait à un troisième volet : son dernier ouvrage dépasse toutes
les espérances. Si la découverte est fondée, elle est de taille. En
voici l'essentiel, dépouillé de la richesse de l'argumentation et du
foisonnement des preuves rapportées.
******
Le
9 Ab de l'an 70, le roi Nabuchodonosor fit détruire le temple de
Jérusalem. Un 9 Ab (31 juillet 1492), les juifs d'Espagne prennent le
chemin de l'exil. De cruelles persécutions, puis l'institution du «
Saint Office de l'Inquisition », précèdent ce décret d'expulsion (Décret
d'Alhambra) qui devait, dans l'esprit de ses auteurs, apporter la «
solution finale » de la question juive en Espagne.
Moins
d'un siècle après l'instauration du Tribunal, un écrivain de 58 ans,
auteur estimé sans être célèbre, publie la première partie d'un roman
dit de « chevalerie », imitation et parodie d'un genre à la mode : Les aventures de l'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche.
L'ouvrage connaît d'emblée un succès fabuleux ; la première édition est
tirée à 30 000 exemplaires, chiffre énorme pour l'époque, et rapidement
traduit en plusieurs langues. Pourquoi ce succès exceptionnel ?
Pourquoi Cervantès a-t-il marqué son roman du signe de la folie,
pourquoi l'a-t-il émaillé d'incertitudes et de mystères ?
Dominique
Aubier répond : « le Quichotte pourrait bien être un livre inspiré,
écrit dans le but d'assurer la survivance du judaïsme espagnol arrivé au
terme d'une histoire culturelle millénaire, brutalement interrompue par
l'Inquisition et l'exil. La foi mosaïque, menacée de sombrer dans
l'oubli, réclamait un nouveau prophète qui sût rassembler les trésors
spirituels d'Israël en une somme capable de survivre au déchaînement de
l'antisémitisme religieux. A Cervantès aurait été dévolue la mission de
déposer cet héritage, destiné aux enfants d'Israël et aux nations, dans
un ouvrage de forme romanesque mais qui serait en réalité une œuvre de
foi. Ce stratagème devait sauver les trésors spirituels d'Israël
jusqu'au jour du retour possible à la lumière. Cette ruse de l'Esprit
persécuté serait à l'origine d'une des plus grandes méprises de
l'histoire littéraire. Derrière de récit des prouesses et mésaventure
d'un chevalier errant, sorte d' « illuminé », l'auteur a glissé un
réseau de symboles, de références hébraïques, de rappels de la foi
mosaïque, au total, un véritable enseignement moral et théologique
clandestin. »
A
ceux que l'exil ne peut libérer de l'apostasie, pour les « conversos »
ou « marranes », ces « chrétiens judaïsants », suspects et honnis,
dépouillés des livres sacrés, privés de signes et de rites, Cervantès
offre un aide-mémoire de la Foi, un signe d'espoir. Conformément à la
tradition, la Synagogue refuse le combat par les armes et choisit l'exil
sur place, maquillant et travestissant son message dans un ouvrage
digne de figurer dans toutes les bibliothèques de l'époque, des plus
romaines et apostoliques qui soient.
Dominique
Aubier prend soin, à juste titre, de rappeler l'atmosphère morale et
religieuse de l'époque. Lorsque Cervantès remit pied sur la terre
d'Espagne en 1580, la querelle entre « conversos » et les « vieux
chrétiens » suppure dans sa phase ouverte. C'est tout le peuple espagnol
qui veut, par souci de sécurité, établir la pureté de son origine et la
noblesse de son sang. Or le Quichotte ne vit précisément lui-même que
pour une certaine idée de la pureté et de la noblesse. Mais laquelle ?
Les
premières lignes du roman fournissent les premières indications à ce
sujet. Cervantès y trace en quelques touches rapides et précises le
portrait complet de l'hidalgo, tant physique que moral. Déjà
apparaissent dans ces dix lignes d'ouverture une série de notations
curieuses, de détails apparemment anodins ou simplement cocasses que
l'auteur nous invite à ne pas négliger. L'ensemble du roman est
également parsemé d'allusions énigmatiques. Pour en discerner le sens,
une bonne méthode consiste à rechercher le fil conducteur qui pourrait
les relier, l'idée directrice qui préside au découpage de l'action,
justifie l'entrée en scène ou la disparition soudaine de certains
acteurs. Il est utile aussi de noter certaines concordances assez
évidentes pour susciter la recherche d'un intention cachée,
l'établissement des rapprochements entre personnages et épisodes qui
paraissent s'imposer d'eux-mêmes.
Parallèlement
à cet inventaire des signes et des concordances, Dominique Aubier
s'attache à cerner le portrait moral des personnages, à noter
minutieusement leurs gestes et leur comportement, à décrire leur
apparence physique et leur accoutrement. Ainsi scrutés dans leur
totalité, certains acteurs prennent figure de symboles. Admettons
l'hypothèse et voyons quelle est la méthode critique employée.
On
peut regretter que l'auteure n'ait pas adopté une forme d'exposition
qui mit en évidence et classa les preuves de sa thèse, par nature et
selon les disciplines dont elles relèvent. Certes, un classement
méthodique des preuves puisées aux différentes sources de la critique
historique et littéraire eut renforcé la thèse. Adoptant l'aspect d'une
thèse universitaire monumentale, savamment ordonnée, émaillée de
multiples références et citations, qui ne manquent d'ailleurs pas à
l'ouvrage, celui-ci eut peut-être gagné en pouvoir de conviction, mais
eut perdu ce précieux et séduisant élan qui anime la pensée et le style
de l'auteure, La primauté de l'analyse linguistique sur l'étude
historique est certaine, sans traduire pour autant une négligence
vis-à-vis de la vérité historique. Elle est rendue nécessaire,
semble-t-il, par la dimension restreinte de l'ouvrage.
Cervantès
n'a-t-il pas voulu, lui-même, suggérer cette voie pour l'interprétation
de son œuvre ? « En traduisant, écrit-il, d'une langue à l'autre… on
fait justement comme celui regarde au rebours les tapisseries de
Flandres : encore que l'on en voit les figures, elles sont pourtant
remplies de filets qui les obscurcissent… » La traduction du Quichotte
serait-elle plus grave de conséquences que tout autre quant à la
compréhension de l'œuvre ? « On ne saurait lire sans attention, note Dominique Aubier. L'attention
consiste en matière de lecture à pénétrer le sens des mots jusqu'à la
couche profonde de l'étymologie et du mystère de parler. C'est là le
premier principe de l'art de lire. Le second tient à la mémoire :
conserver les significations découvertes afin de les associer selon leur
logique sans laisser s'égarer aucune des possibilités de raisonnement
qui sont en elles. »
L'analyse
linguistique est l'outil par excellence des recherches auxquelles se
livre l'auteure. Le choix des mots espagnols qu'effectue Cervantès, leur
combinaison, les jeux de mots qu'il commet comme pour exciter
l'imagination conduisent à des rapprochements de sens, à des analogies
conceptuelles entre l'idée apparente exprimée par l'hidalgo et certains
thèmes connus de la pensée juive. La similitude entre certains thèmes ou
expressions castillanes et certaines expressions hébraïques est en
effet frappante. De plus, certaines expressions à double sens
apparaissent de préférence lorsque l'hidalgo ou le narrateur expriment
une idée exemplaire, un précepte ou lorsqu'ils insistent sur une
particularité notable de leur récit.
« Cervantès, dit Dominique Aubier, émet
comme en morse des messages sibyllins qui se font efficaces. La
persistance des expéditions de signaux agit sur la conscience et
l'alarme. L'étrangeté des signes la gêne et la réveille ». La
critique classique, accablée par l'abondance des images floues et
éblouie par le prestige de l'œuvre, versait facilement au compte de la
fantaisie ou du fantastique les signes et les symboles obscurs.
Pour l'explication de ces symboles, Dominique Aubier fait appel à une technique originale : la science kabbalistique.
« Celle-ci
repose sur une phonétique du langage et des langues selon laquelle la
langue sainte, l'hébreu, résonnerait dans la conque des langues
profanes, où l'oreille exercée peut percevoir ses échos. La difficulté
consiste à trouver les correspondances quand les langues que l'on veut
rapprocher ne sont pas si voisines et appartiennent à des systèmes
idiomatiques aussi dissemblables que l'hébreu de la castillane… C'était
une tradition courante au Moyen-Âge de percevoir le son hébreu — pour
qui le connaissait — présent dans les langues latines. Mais
l'apparentement par le son ne prenait sa valeur que s'il reflétait
parallèlement un apparentement aussi sensible dans le sens… »
La
question est de savoir si Cervantès connaissait suffisamment l'hébreu
pour l'introduire subtilement dans le texte espagnol, comme un fil d'or
passé dans la trame du langage castillan. Le contraire n'est pas prouvé.
Dominique Aubier est affirmative : « Un lecteur hébraïsant, rompu à
l'usage de l'herméneutique, reconnaît aisément l'application à la langue
espagnole des règles aggadiques, l'emploi des techniques bibliques dans
n'importe quel texte lu attentivement : jeu de mots, allusions,
métaphores appuyées sur des symboles canoniques, citations à fleur de
texte, vocabulaire spécieux d'origine théologique, passages séparés que
le sens voudrait réunir, noms phonétiquement audibles en hébreu,
répétitions significatives, terminologie arrêtée dans son sens
allégorique, mot employé pour un autre, selon une décision unique et
fixe… »
L'auteure
fournit de nombreux exemples, tirés du Quichotte, de cette technique
kabbalistique du verbe, de ces combinaisons de lettres ou acrostiches,
de permutations des lettres et des mots. La traduction du Quichotte fait
évidemment disparaître irrémédiablement toutes ces pistes sémantiques.
Ces prouesses de la forme, ces subtilités du langage cervantin
seraient-elles au service d'une pensée ? Toutes ces analogies et
apparentements de langage n'ont de sens qu'en vue de l'édification
intellectuelle du lecteur. Traduire le Quichotte, entreprise périlleuse,
équivaut à effacer les allusions significatives pour ne garder que le
sens apparent. Dominique Aubier entend au contraire le restituer et nous
faire découvrir par là-même le sens profond de l'œuvre. Elle nous
invite à franchir, pour cela, plusieurs étapes dans l'intelligence du
texte.
« Le Quichotte, écrit Dominique Aubier, est
l'histoire d'un lecteur. La condition de l'Hidalgo n'est pas étrangère à
la manière de lire qui fait l'objet du débat unique et primordial entre
le héros et le monde. Comment lire, et que lire ? »
Comment lire le Quichotte ?
Par
une analyse méthodique des termes cervantins, en recherchant
successivement leur sens allusif, leur sens allégorique, puis leur sens
philosophique, voire mystique. Dominique Aubier définit ainsi les trois
étapes de la lecture véritable : la lecture littérale, qui a fait le
succès de l'œuvre hors d'Espagne, la lecture analogique ou symbolique,
et finalement la lecture secrète, fondée sur la connaissance de
l'herméneutique, la seule qui puisse convenir à une œuvre prophétique
(p. 47 à 76). On ne peut accepter à la légère, sans inquiétude, cette
conclusion à laquelle nous amène l'auteure, comme ce pourrait être le
cas d'une interprétation présentant le Quichotte comme un bréviaire de
la foi catholique. Au contraire, cette thèse qui en fait le bréviaire de
la clandestinité juive aux XVIè-XVIIè siècles, inquiète, scandalise et
met en colère plus d'un exégète de la littérature espagnole du siècle
d'or.
Bien
sûr, tout n'est clair dans ce roman et toute novation dans la matière
requière prudence et circonspection. Mais le droit à la recherche
peut-il admettre des limites ? De quel argument user pour déclarer que
la conjecture, si elle est conseillée, n'est pas libre d'être poursuivie
dans telle direction et au-delà de telle limite ? Entre l'accord sans
examen préalable des preuves et le refus catégorique, trop hâtif pour
être fondé, je proposerai une troisième réponse provisoire mais qui ne
ferme pas la porte aux recherches, au dialogue critique et courtois ;
cette hypothèse est la suivante :
1.
Dominique Aubier apporte un tel nombre de pièces à conviction qu'il
n'est pas possible de les refouler en bloc. Elles doivent être versées
au dossier.
2.
L'interprétation des pièces et signes est une autre question. Ou bien
l'on propose une explication valable, différente de celle de l'auteure,
ou bien il nous faut retenir provisoirement cette dernière.
3.
Dans ce cas, il est encore possible de retenir une explication commode
bien qu'ambiguë de la thèse : Dominique Aubier n'aurait-elle pas
appliqué involontairement à la lecture du Quichotte un schéma
intellectuel, un cadre de pensée, une technique discursive qui lui sont
devenus familiers et naturels ? Si cette forme de pensée, cette faculté
de discerner, au-delà des signes apparents du langage, une autre réalité
totalement étrangère au lecteur non initié lui a permis de révéler tant
de concordances surprenantes, n'est-ce pas tout simplement parce que la
technique talmudique, kabbalistique, à l'image des mathématiques, est
un instrument d'analyse qui peut être utilisé aux fins les plus
diverses, sans que pour autant l'objet analysé ait été construit
sciemment selon un schéma talmudique ou mathématique ?
Il
n'en reste pas moins que cette structure mathématique, par exemple, de
l'œuvre d'art, qu'elle soit l'expression d'une volonté de construction
ou celle d'un hasard génial, donne au message artistique une valeur
accrue. Quoi qu'il en soit, une porte est désormais ouverte qu'aucun
esprit curieux et objectif ne peut refermer sans un examen attentif des
faits.
Cette
thèse étant proprement révolutionnaire, nous sommes en droit d'être
exigeants quant aux preuves. Aussi je demanderais, personnellement, à
l'auteure, de compléter le dossier par l'exposé des faits historiques
qui étayent le décryptage littéraire du roman cervantin. Dominique
Aubier est sans doute en mesure de répondre aux questions des historiens
en brossant en particulier l'histoire de Cervantès et de son époque, le
tableau du contexte social et religieux dans lequel mûrit la pensée de
l'auteur, en recensant ses rapports probables avec le monde
judéo-chrétien de son époque*. C'est dire qu'au travers de cet ouvrage
magistral l'enquête sur le sens véritable du Quichotte ne fait que
commencer.
Tout
était à faire ; Dominique Aubier a choisi, après des années de travail,
de livrer ses découvertes sans ménagements ni détour à l'appréciation
des lecteurs avides d'explications. Quel que soit le degré de créance
que chacun lui accorde au départ, il n'est pas permis à un esprit
curieux et honnête de négliger cette thèse révolutionnaire ou d'en
rejeter les conclusions sans un examen approfondi.
Lewin Vidal
A propos de Don Quichotte prophète d'Israel
(édition Robert Laffont 1967, réédition 2013 éd. Ivréa-Gallimard)
* Dominique Aubier a répondu à cette demande, dans les cinq ouvrages exégétiques qu'elle a consacrés à Don Quichotte.